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30.04.2006

Le Penjab

Bienvenue au Punjab,

Ce "pays des cinq fleuves", adossé aux contreforts de l'himalaya, est peuplé depuis la plus haute antiquité. Terre riche, le Punjab a connu de nombreuses invasions : aryens, perses, grecs, afghans, anglais. Les incessants combats pour la possession de cette plaine fertile ont forgé le caractère et le mode de vie du punjabi : travaille dur et mange à satiété. Le Punjab n'est-il pas le grenier à céréales de l'Inde ?Punjab provient de l'ancien persan, de "panj", cinq et "aab", eau.

De par ses limites fixées en 1966, l'état des Sikhs ne recouvre qu'une faible partie de l'ancien Punjab qui comprenait l'Haryana, l'Himachal Pradesh et une partie du territoire pakistanais

L'état couvre actuellement 78 000 km2. La religion sikh est pratiquée par plus de la moitié de la population, la langue la plus parlée est le punjabi.

Le Punjab est un état riche, le revenu moyen est de 50% supérieur à la moyenne indiene. On y exporte du blé, du riz. On y produit le tiers du lait indien. L'espérance de vie est de 65 ans, bien plus que la moyenne indienne.

Le Penjab (ou Panjab, l'état des cinq (panch) rivières) est situé à l'ouest de l'Inde. Le Penjab original a été partagé entre l'Inde et le Pakistan lors de la partition qui a accompagné l'indépendance des deux nations. Le Pakistan possède ainsi une province aussi appelée Penjab

Sa position stratégique (le Pundjab est la porte d'entrée vers le Cachemire) et sa richesse font de cet état un objet de convoitise pour ses voisins. Le Penjab est bordé à l'ouest par le Pakistan, au nord par le Jammu et Cachemire, au nord-est par l'Himachal Pradesh, au sud-est par l'Haryana et au sud par le Rajasthan. Sa capitale est Chandigarh, une cité conçue par Le Corbusier

Les hommes portent le chignon caractéristique des sikhs et les femmes le "salvarkamiz" costume traditionnel sorte de pyjama recouvert d'une longue tunique.


AMRITSAR

Situé sur la route menant au Cachemire, Amritsar abrite l'un des trésors architecturaux d'Inde: le Temple d'Or, le SwarmaMandirtsar.medium_goldentemple.gif

Ce temple, construit en 1601 a été de tout temps l'obsession des afghans, des Moghols et des musulmans qui cherchèrent à détruire ce symbole de la profession de foi des Sikhs.

En 1984, des extrémistes indépendantistes occupèrent le temple pour défier le pouvoir de l'état indien. Suite à la décision d'Indira Gandhi, l'armée intervient pour prendre d'assaut le temple. Le 6 juin, cette action se termina dans un mémorable bain de sang: 900 morts parmi les sikhs, 90 du côté de l'armée indienne. Le temple fut restauré en quelques mois. Les haines ne sont quant à elles pas encore cicatrisées.

Le Temple d'Or a été reconstruit et modifié à plusieurs reprises. Il est construit en marbre blanc avec un dôme en cuivre à feuille d'or qui se reflète dans un bassin autour duquel il y a une promenade, ou parikrama permettant aux visiteurs de voir le temple sous toutes ses faces.
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Pour y accéder il faut prendre une passerelle de marbre qui amène à la porte Ouest. L'édifice est à3 étages. Les murs sont incrustés de pierres semi-précieuses, en marbre de couleur ou en nacre.

Toute la journée le temple résonne des hymnes du livre sacré chantés par les fidèles. Le soir le livre est emporté sur un palanquin pour la cérémonie du coucher dans l'Akal Takht.

CHANDIGARH

Capitale du Punjab (mais aussi celle de l'état voisin de l'Hariana, et territoire fédéral), Chandigarh est une ville nouvelle, créée dans les années cinquante, dessinée par l'architecte et urbaniste français Le Corbusier sous l'initiative du gouvernement indien.. Son architecture moderniste, surprenante dans l'environnement a su intégrer des éléments de la culture locale. A visiter absolument : Chandevi's temple, qui a donné son nom à la ville, Rock garden, les immeubles conçus par Le Corbusier (Secrétariat, High Court...), le très beau lac Sukhna...

En 1951, Le Corbusier, associé à Edwin Fry, réalise le projet pour la nouvelle capitale du Penjab, Chandigarh. Son équipe réalise le plan urbain tandis qu'il construit le Capitole, le Palais de Justice, la Secrétairerie et le Palais des Assemblées. Chandigarh est aujourd'hui la plus importante concentration d'œuvres du Corbusier.

La capitale du Punjab a été construite après l'indépendance de 1947. Nehru afin d'en faire une ville moderne a fait appel à des architectes occidentaux comme Le Corbusier, qui a dessiné le parlement et les principaux ministères.

La ville est construite sous forme de larges avenues qui manquent toutefois un peu d'âme. Pour avoir une bonne vue sur la ville monter au sommet du Secrétariat. A voir également le Rock Garden, jardin de rocaille très original, et le Rose Garden (roseraie) ou poussent des centaines de variétés de roses.



medium_3657-jjkphoto.jpg Caserne dessinée par Le Corbusier

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LUDHIANA

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Clock Tower

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Quel Show !

Ca y est , on l'a vu, quel show et mise en scene fantastique. Pour ceux qui n'ont pas eu les fameux sésames, je vous informe que Bharati reviendra en Novembre les 18 et 19. Face à l'incroyable demande que ce show a généré, deux nouvelles dates sont mises à la disposition du public belge. Des musiques de "Devdas", en passant par des films des années 60, la sublime "Bharati", et les multiples chorégraphies des danses indiennes (Kerala, Rajasthan, Punjabi), on attend vivement le DVD.

Un petit bémol quand à l'organisation: nous aurions bien aimé avoir des samosas, pakora ou chapati avec quelques lassis, à la place des bières, chips ou hot dog traditionnels.

Romain

24.04.2006

Présentation Collection JIGYASU / 27-28-29 Avril 2006

Du Jeudi 27 au Samedi 29 Avril, nous présenterons à nos clientes, la collection de Manraj Chawla, de la marque JIGYASU. Des designs de crochets venus directement d'Inde vous seront exposés. Une cabine d'essayage a été mis à la disposition de nos clientes pendant cette période.

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Parmi les produits présentés, vous trouverez des "tops" uniques, aux mélanges d'inspirations indiennes et européennes, des housses d'oreillers, quelques "saris".....

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Alors, petit curieux ou admirateur de la mode indienne, venez voir cette collection unique de JYGYASU.

Pour rendez vous, Téléphoner à Mansi au 04.96.68.48.02.

22.04.2006

Galettes Végétaliennes à l'Indienne

Ingrédients

250 g de tofu
425 ml de coulis de tomates
200g de flocons de céréales
1 oignon
1/2 courgette râpée
3 c. à café de tamari
Curry
Ail
Sel, poivre
Persil.

Préparation: 30 mn

Préparation

Faire revenir le curry dans un peu d'huile d'olive.
Puis les oignons 3mn.
Puis les courgettes+ail 3mn.
Mettre les tomates, puis les flocons et le tamari.
Laisser cuire 10 mn puis ajouter les fines herbes.
Graisser des petits moules (Couvercles, palette à raclette..) et y confectionner des galettes.
Cuire à la poêle.

Curry de pois chiches à la cardamome

CHANAS

Temps de trempage: 12 heures
Préparation et cuisson: 2 heures et plus
Coût: économique si vous avez les épices
Difficulté: moyenne

En Inde les pois chiches sont connus sous le nom de kabuli chanas ou grams de Kabul. Ils sont très populaires. Chez les Punjabis, on les surnomme chole où toute la gamme des épices indiennes vient apporter son zeste avec une forte dominance de cumin; les pois chiches sont servis avec des crêpes. Par contre les Sindhis préfèrent leur donner un goût légèrement amer et ils entassent les pois chiches sur une tranche de pain comme de petites montagnes.

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Ingrédients

150 g de pois chiches
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3 oignons
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15 g de gingembre frais
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1 gousse d'ail
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250 g de tomates sans pépins
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2 cardamomes noires
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8 clous de girofle
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2 feuilles de laurier
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15 grains de poivre
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1 c. à thé de graines de cumin
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1 pincée d'asafoetida
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60 ml d'huile
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1 c. à thé de curcuma
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1/2 c. à thé de poudre de garam masala
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1 c. à thé de coriandre en poudre
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3/4 de c. à thé de poudre de mangue sèche


Préparation

1) laver les pois chiches à l'eau froide et laisser tremper 12 heures à température ambiante en prenant soin de les recouvrir en comptant 5 cm de plus;
2) égoutter; mettre dans une casserole à fond épais; recouvrir d'eau complètement; ajouter le sel, l'asfoetida, un oignon, la cardamome, les clous de girofle, les feuilles de laurier, les grains de poivre et le cumin;
3) porter l'eau à ébullition; réduire le feu et laisser mijoter 50 min. environ jusqu'à ce que les pois soient tendres; ajouter de l'eau au besoin car les pois doivent toujours être recouverts d'eau;
4) égoutter et réserver le bouillon;
5) dans une casserole, verser l'huile; faire sauter les 2 autres oignons émincés jusqu'à ce qu'ils prennent une belle couleur brune;
6) ajouter le gingembre et l'ail; continuer la cuisson une dizaine de minutes;
7) incorporer le curcuma, le garam masala, la coriandre, le poivre et la poudre de mangue; bien mélanger;
8) réduire les tomates en purée et incorporer;
9) ajouter enfin les pois chiches; recouvrir d'eau et laisser mijoter jusqu'à ce que les pois soient tendres.

Dal de lentilles corail au safran

Dalh de lentilles corail au safran

Pour 4 personnes

250 g de lentilles corail - 1 cuillerée à café de curcuma en poudre - 1 cuillerée à café de piment en poudre - 1 cuillerée à café de graines de cumin - 4 gousses d’ail - 2 oignons - 40 cl de crème liquide allégée

1 dose de safran - 4 cuillerées à soupe de beurre fondu - sel.
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Cuisson longue/facile. Préparation : 15 minutes. Cuisson : 1 heure 10 environ.

La crème de safran: Verser la crème dans une casserole et porter à ébullition. Hors du feu, ajouter le safran et laisser infuser.

Les lentilles: Les rincer puis les égoutter. Les mettre dans une casserole, couvrir d’eau, ajouter la poudre de piment et laisser cuire 50 minutes à feu doux. Saler, ajouter la crème liquide au safran et la moitié du beurre. Laisser frémir à nouveau 10 minutes.

Pour servir. Peler et hacher l’ail et les oignons. Verser le beurre restant dans une petite casserole et y faire frire l’ail et l’oignon à feu moyen (jusqu’à ce qu’ils soient dorés), ajouter alors les graines de cumin. Laisser revenir 1 minute et verser dans les lentilles, remuer et laisser cuire à nouveau 5 minutes à feu doux avant de servir.

Critique Bharati sur Le Figaro en ligne: Le paradoxe du nan au fromage

Bharati en tournée


MUSIC-HALL. Un jeune Indien élevé aux Etats-Unis revient au pays. Il tombe amoureux d'une belle jeune fille, Bharati. Cela tombe bien : Bharat, qui signifie «à la recherche de la lumière», est le nom hindi de l'Inde. Il va donc chercher Bharati au bord du Gange, au Pendjab, à Bollywood... Évidemment, il finit par l'épouser.

Bharati est une comédie musicale venue d'Inde avec ses flots de soie et de satin, une soixantaine de danseurs et les couleurs acidulées du Technicolor de Bombay. Sur scène, six chanteurs, cinq percussionnistes à cour et dix musiciens à jardin, qui associent sitar, sarangi et synthétiseur. Un narrateur commente et éclaire l'action. Soutenu par des projections sur grand écran, il donne parfois au spectacle un climat «Connaissance du monde» qui séduira le public familial.

Les danseurs animent une vingtaine de tableaux foisonnants et énergiques. Dans les danses des filles, c'est parfois comme chez Britney Spears, mais en plus rond, en plus chaste, en plus moelleux, en plus figuratif. Chez les garçons, l'héritage chorégraphique de Paula Abdul n'a pas été totalement dissipé et quelques prodiges athlétiques épicent des mouvements d'ensemble dont la surexcitation docile peut lasser. Car l'esthétique des films de Bollywood nous a enseigné que l'on peut faire sirupeux et survolté à la fois. C'est d'ailleurs cela le plus singulier de cette production, au-delà de son opulence : il ne s'agit pas d'une Inde light mais d'une Inde condensée. Un peu comme le nan au fromage, ce pain au four fourré à la Vache qui rit des restaurants indiens en France. Qu'on n'en trouve nulle part en Inde ne change rien au fait qu'il nous donne une sensation de ce que pourrait être l'Inde si le monde était tout entier dessiné pour nous plaire.


Bertrand Dicale

L'encens: le roi des parfums

Encens et Encens

Originellement l’encens n’est en fait que la résine produite par un petit arbre de la famille des térébinthacées (Burséacées), le Boswelia sacra. Par extension cette dénomination d’encens s’étend à d’autres résines pures comme l’oliban (Boswelia thurifera), la myrrhe (Commiphora molmol, Commiphora abyssinica), le benjoin (regroupant plusieurs résines comme le benjoin du Siam (Styrax Benzoin), le benjoin de Sumatra (Styrax oppoponax), le benjoin du Vietnam (Styrax Tonkinense), le benjoin de Chine (Styrax sinense)... ) et également à la résine de Balsamodendron opobalsamum et Gileadense ainsi qu’à la résine de Commyphoro opobalsanum connues autrrefois, en parfumerie, sous la dénomination de Baume de la Mecque, Baume de Judée ou Baume de Giléad.
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De tous temps, l’encens désignait donc une résine aromatique dont le parfum s’exhalait lors de sa combustion lente (insense). Cet encens, en fonction de sa provenance pouvait, et peut encore, se composer de ces diverses résines habilement mélangées ou utilisées pures.
Le mode de combustion le plus habituel et le plus traditionnel consiste donc à déposer cette ou ces résines sur un charbon ardent ou, éventuellement, sur une pierre chauffée jusqu'à incandescence.

L’art du parfumeur et sa connaissance des différentes résines lui permet, grâce à une infinité de mélanges subtils, de doser cet encens en fonction de son utilisation et de sa destination.

En Chine, par exemple, on distinguait six sortes de mélanges d’encens... le tranquille, le reclus, le luxueux, l’esthétique, le raffiné, le noble.

Il est donc fort possible de concevoir un mélange propice à la méditation, un autre favorable à un travail intellectuel, un susceptible de purifier un lieu, un permettant de favoriser le sommeil ou au contraire la veille, un propice aux cérémonies religieuses ou civiles, un destiné à la consécration d’un rite, un capable d’éveiller les désirs...

Tout est simplement fonction du dosage. Le benjoin passe pour " fixer l’esprit " et accroître la concentration, la myrrhe, au contraire est plus sensuelle tandis que l’oliban est réputé pour son caractère mystique et, donc, plus utilisé pour les cérémonies à caractère sacré. Ce même parfumeur peut, également, adjoindre à ces résines des essences aromatiques ou même des plantes odoriférantes qui soulignent ou accroissent les particularité de chaque mélange.

Les amateurs d’encens sous forme de résine apprécieront donc tant des mélanges harmonieux résultant du savoir faire d’un parfumeur ou, plus simplement, des encens traditionnels en provenance de divers sites de production et correspondant à un état d’esprit particulier.

Jadis et encore souvent maintenant ces encens naturels étaient très souvent produits, récoltés, préparés, mélangés par diverses congrégations religieuses, de toutes tendances et de toutes confessions, qui les utilisent dans certains de leurs offices.
On peut donc trouver, par exemple, de l’encens bouddhiste tibétain, de l’encens bouddhiste indien, de l’encens bouddhiste japonais, de l’encens bouddhiste thaïlandais... qui possèdent pour chacun d’entre-eux des particularités spécifiques souvent en rapport avec les différentes aspirations de cette même religion.

Ce qui est vrai pour le bouddhisme l’est également pour le catholicisme ainsi que pour les autres... et un encens " orthodoxe " ne sera pas semblable à un encens " progressiste " ! L’intérêt des parfumeurs est souvent de savoir adapter au mieux ces encens classiques à une autre utilisation que celle prévue par les religieux. Il est facile de comprendre qu’un encens destiné à un grand cérémonial d’enterrement ne conviendra pas tout à fait pour parfumer son salon avant la visite d’amis bons vivants.

Le fait de brûler de l’encens sur des charbons ardents confère toujours à celui-ci un sens du rituel que ne possèdent pas les baguettes... Il convient, également, de savoir doser les grains de résine faute de se retrouver dans un brouillard impénétrable ou de voir les voisins appeler les pompiers. medium_encens1.jpg

Mais, avec un peu d’habitude il s’agit là de l’encens des vrais connaisseurs que rien ne pourra remplacer. Il y a le même rapport entre l’encens en grains et l’encens en baguettes ou clous fumants qu’entre le thé en feuilles et le thé en sachet.

Les Encens en baguette ou en clous
Les Asiatiques étant des gens fort pratiques et inventifs, ils recherchèrent depuis des siècles le moyen d’utiliser l’encens avec le moins de contraintes surtout lorsqu’il s’agit d’une utilisation commune ne nécessitant pas une implication par trop officielle.

Ils continuent donc à utiliser l’encens en grains lors de la plupart des grandes cérémonies mais préfèrent souvent, pour plus de commodités, l’usage de baguettes, de spirales ou de clous fumants. Il s’agit également d’une mesure économique bien compréhensible... on veut bien honorer journellement les Dieux, les Ancêtres, les temples et les sanctuaires, les tombeaux et autres lieux consacrés mais on ne peut pas y consacrer toute sa fortune.

Il était donc tout à fait naturel, sinon normal, de trouver le moyen le plus efficace de restreindre le coût de production et surtout d’utilisation de l’encens.

La résine d’encens (oliban, benjoin, myrrhe... ) est donc broyée très finement puis mélangée à un support combustible de manière à obtenir une fumigation plus ou moins lente.

Ce support combustible peut être constitué de diverses matières... sciure très fine de bois, charbon de bois pilé, plantes séchées et réduites en poudre (armoise, sauge... ) mélangées à du nitrate de potasse pour entretenir la combustion.

Ce support étant, par définition, plus ou moins poreux il est possible d’adjoindre également des essences parfumées ou des parfums de synthèse. Afin de maintenir la cohérence du mélange surtout lorsqu’il s’agit de baguettes, on utilise des tiges végétales de bambou ou d’achilée.

La taille et la forme de ces " supports " varient considérablement puisque ils peuvent consister en d’énormes serpentins pesant jusqu'à près d’un quintal, utilisés dans de nombreux temples en Chine, au Japon ou en Inde, jusqu'à des baguettes épaisses de quelques millimètres et très fragiles en passant par des clous fumants de la forme d’un cône et de la taille d’une orange, d’une noix, d’une noisette ou d’un petit pois...

Il va sans dire que ce mode de fabrication, au demeurant très traditionnel, permet, malheureusement toutes les falsifications... et, parfois, le bâtonnet à brûler n’a d’encens que le nom puisqu’il se compose d’un support neutre imbibé de parfum de synthèse à bon marché. Il est vrai que, pour un non connaisseur, le véritable encens en baguette ou en cône n’est pas aussi flatteur qu’une espèce parfumée industriellement. Une fois de plus, le parallèle avec le thé s’impose...

Un thé brut de la meilleure qualité, fut-ce une espèce des plus rares, nécessite pour l’apprécier pleinement un certain effort souvent lié à un fait culturel... alors qu’un vulgaire thé parfumé à l’essence artificielle de fruits ou de fleurs flatte et surprend le palais plus habitué à des boissons industrielles... S’agit-il encore de thé ? Pour les vrais amateurs ce serait un crime que de simplement le préparer dans leur théière destinée aux grands crus.
Malgré tout, certains producteurs, souvent des artisans, produisent des baguettes et des cônes très honorables.

Ces encens de bonne qualité portent bien souvent la mention " essences naturelles " ... malheureusement le plus souvent en sanscrit (langue indienne) !

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Le fait que soit indiqué sur le paquet " Natural incense " " Encens naturel " est déjà un bon point. Concernant les fameuses baguettes, ou bâtonnets, il convient encore de savoir que tant en Inde, au Japon, en Corée, au Vietnam... donc dans les pays ayant subi une influence culturelle ou religieuse... qu’on les utilise en nombre impair (1, 3, 5, 7... ) à moins qu’il s’agisse d’une offrande mortuaire où, dans ce cas particulier, ils sont brûlés en nombre pair (2, 4, 6, 8... ).

Sauf si vous désirez brûler de l’encens sur l’Autel de vos Ancêtres ou devant le monument aux morts de votre commune il est donc préférable d’utiliser un seul bâton... dans une simple pièce d’habitation trois bâtons cela fait déjà pas mal de fumée à la fois !

Romain

Le Patchwork Indien

Né de la récupération de pièces de tissu, le patchwork commence à se pratiquer en Amérique au milieu du XVII siècle et évoluera jusqu'a nos jours suivant les évènements économiques et culturels. Ils arrivent en Inde au milieu du XVIII, où celui ci est très reconnue puisqu'il se constitue de pièces de tissu de robes de mariée indienne....

Imaginez vous afficher un patchwork sur votre mur ou comme dessus de lit, et évadez vous quelques instants au milieu d'un de ces fantastiques mariages à l'indienne, où couleurs s'allient avec les bijoux et autres bracelets de ces multiples femmes.

Le patchwork constitue vraiment un objet décoratif, et mystique....savoir que l'on peut avoir chez soi la "soul" à travers ces tissus, de générations de robes de mariées, me fascine.

D'ailleurs, chez nous, nous arborons un patchwork, acheté dans un atelier, à Connaught Place, au milieu de concert de klaxon à n'en plus finir, de mendiants cherchant quelques pieces pour se nourrir, de touristes, et d'écoliers rentrant chez eux.

Voici un exemple de Patchwork:

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Certaines broderies du Rajasthan et objets que nous mettons en vente sont collectés à l'unité chez des artisans d'inde et ne sont vendus qu'à un seul exemplaire.


Vous pourrez retrouver une collection de Patchwork du Rajasthan dans notre magasin O'Tea Bruxelles, sous différentes formes: chemin de table, housse d'oreiller, dessus de lit, tenture mural.



Romain

08.04.2006

C'est notre anniversaire

Namaste à tous le monde ! Nous célébrons notre premier anniversaire de notre magasin !

Nous sommes très heureux d'avoir fait partager les délicieux chais à notre fidèle clientèle et espérons vous enchantez avec nos constantes nouveautés.....

Photo à suivre très bientôt sur notre site !!!!!

O'Tea - Bar a Tea

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